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Publié le par LAURENCE NOYER

Françoise de Marcilly 8 novembre 1936, lettre à Paul Claudel «J’ai toujours oublié de vous parler du Journal de Jules Renard que j’ai lu cet été sur votre commandement. Comme il devait être malheureux et comme, avec sa puissance de vision et même de sympathie, il semble avoir passé à côté de ce qu’il y a de plus beau dans la vie ! Quand je vois les paysans du Limousin et de la Dordogne qui sont si raffinés et qui ont des sentiments si délicats, je ne puis croire à la réalité de sa lamentable Ragotte. D’ailleurs je n’aime de lui que Poil de Carotte – Le pain de ménage, le plaisir de rompre, c’est très subtil mais je n’aime pas ce badinage triste. – Dans le Journal, il n’y a de vraiment vivant que vous, c’est même curieux de voir cette espèce d’ouragan de vie qui soulève tout dès qu’il vous nomme… »

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