Tristan Bernard : « 60 ans de lyrisme intermittent » 1945

Publié le par LAURENCE NOYER

Tristan Bernard : « 60 ans de lyrisme intermittent » 1945 « Cinq écrivains avaient publié dans un journal du matin, un roman feuilleton qui s’appelait X […] roman impromptu et qui était composé à la façon de cette figure de quadrille qu’on appelle la Boulangère, où les cavaliers changent de danseuse. Courteline, Jules Renard, Georges Auriol, Pierre Veber et moi, nous donnions notre feuilleton chacun notre tour, sans nous concerter. On prenait la suite, on écrivait les six colonnes, et l’on passait la main aux camarades. Chacun de nous s’étant mis à l’ouvrage cinq fois, le roman achevé (ou à peu près terminé) fut publié en volume. J’adressai un exemplaire à Coolus avec un sonnet qui se terminait par les vers suivants. C’est ton verdict que je réclame Coolus, si ta critique es exempte de blâme. Mon front calme attendra le laurier mérité. Mais si ton jugement est cruel, je m’incline, et t’offre en holocauste à ta sévérité Renard, Auriol, Veber et Courteline. »

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