Léon Guichard : N.R.F : Lettres de Jules Renard 1956

Publié le par LAURENCE NOYER

Léon Guichard : N.R.F : Lettres de Jules Renard 1956 « On ne trouve pas de lettres à sensation ou à scandale dans la correspondance de Jules Renard. Renard n’eut d’autre passion que son métier d’écrivain. Il n’est l’homme des état d’âme, des épanchements, des confidences, ni celui des problèmes, des discussions, des drames de conscience, ni celui des problèmes, des discussions, des drames de conscience. Et les idées n’étaient pas son fort. Renard connaissait ses limites et gardait de les franchir. Certes, il admire la culture d’un Schwob, le cerveau d’un Valéry, et se prosterne devant Hugo. (Il envie même la sagesse de Meaterlinck) mais lui s’enferme dans son travail têtu : il s’est volontairement limité, « ligoté » comme l’a dit Sartre. Mais c’est pour appliquer toute sa force à exprimer la vie sans retouches. « la vie », c’est ce qu’il admire dans nos œuvres , et classiques et le style, l’honnêteté ; il méprise les écrivains « débondés », la littérature « pour le ventre », et pour la vente. Les Lettres suivantes contribueront à faire mieux connaitre l’homme de lettres et l’homme, tels qu’ils furent »

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